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Sakura Suki
26oct/090

[Review] Crows Zero

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Suzuran, 'le lycée des corbeaux', n'est plus un lycée mais un champ de bataille. Une seule loi y règne : celle du plus fort. Tamao Serizawa et sa bande dominent le lycée mais ne le contrôlent pas totalement car d'autres gangs lui disputent le pouvoir en permanence. Mais nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère. Gengi Takiya un nouvel élève fraîchement transféré compte bien renverser l'ordre établi. Il veut tout simplement conquérir Suzuran, ce qui n'est jamais arrivé depuis que le lycée existe. Saura-t-il survivre dans cet enfer ? Ralliera-t-il à sa cause les autres gangs ? Et surtout comment gérera-t-il la confrontation avec Serizawa ?

On le sait, Takashi Miike n'est pas le genre de personne à perdre son temps. A peine Sukiyaki Western Django mis-en-boîte que le stakhanoviste aux lunettes noires se lançait déjà dans la réalisation du film de commande Crows Zero, en s'inspirant  des mangas ultra-populaires Crows et Worst, de Hiroshi Takahashi. Alors que le mangaka avait jusqu'à lors décliné toutes les propositions d'adaptations qui étaient arrivées sur son bureau, c'est finalement le producteur Mataichiro Yamamoto (Azumi I et II, Cyborg Girl, Vampire Hunter D, The Man Who Stole the Sun, Lady Oscar, la série TV Baby Cart,...) qui rafle la mise et lance ce qui est prévu comme une trilogie,  avec à ses commandes l'homme qui tourne plus vite que son ombre. Pour l'occasion Miike s'est vu entourer de belles-gueules bien connues des amateurs de dramas nippons avec entre autre Shun Oguri, Takayuki Yamada et la sublime Meisa Kuroki ainsi que d'acteurs confirmés tel Kyôsuke Yabe ou Kenichi Endo.

Comme le Zero le laisse figurer, ce premier volet ne reprend pas les mangas mais se place en séquelle de l'univers de Mataichiro Yamamoto. Univers que Miike réussi parfaitement et brillamment à mettre en place. Après le flash forward de l'exécution d'un yakuza hurlant le nom d'un certain Genki, et en à peine une dizaine de minutes, nous sommes transportés dans le lycée des corbeaux avec une présentation rapide et intelligente des principaux protagonistes en passant uniquement par l'image (Genki est introduit lorsqu'il inscrit son nom en haut de Suzuran et Serizawa  lors d'une course poursuite avec un inspecteur puis lorsqu'il fait effacer le nom de Genki en haut du lycée pour y remettre le sien) et des enjeux principaux. A partir de là Miike embrasse son sujet et nous offre un métrage  survitaminé en réussissant à transposer à l'écran l'essence de l'univers de Hiroshi Takahashi.

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Dans ce microcosme lycéen où la castagne est une religion, le réalisateur parvient à retranscrire les sentiments des différents protagonistes, mélangeant un amour de et dans la violence, ainsi qu'un véritable respect, comme en témoigne le charisme des principaux protagonistes, plus fédérateur encore que leur force, et où chacun se bat pour une cause précise : Genki et Serizawa s'affronte pour le contrôle de Suzuran, Tamao pour sa vie sur une table d'opération ou encore le yakuza Ken, luttant contre lui-même.  Les scènes de combat, stylisées et particulièrement réussites, permettent à Miike de s’essayer à des  innovations sonores et visuelles du meilleur effet. Véritablement énervées, ses passages sont un régal pour les yeux, où les coups pleuvent vite et forts, plongeant le spectateur dans un véritable shonen-live. Pour cela Miike utilise de nombreux artifices (accélération de  l’action, bruitages exagérés,...) afin de renforcer ses scènes de combat, faisant des merveilles dans la dernière dantesque baton du film voyant s’affronter Genki et Serizawa.

Les différents protagonistes s’étoffent aussi au fur et à mesure du métrage, malheureusement pas assez pour nombre d’entre eux, leurs permettant de sortir quelque peu de leur archétypes caricaturales. Ceci se voit surtout dans la seconde partie du film, où Miike s’arrête plus sur la psychologie de ses personnages et leurs situations, en posant sa caméra pour mieux les observer. On découvre ainsi une galerie de personnages haut en couleur, avec des acteurs convaincants, et dont la palme revient à Oguri Shun.

Malgré toutes ses louanges le film n’est pas exempt de défauts. Des  longueurs et un comique ne faisant pas toujours mouche pèsent sur le rythme du métrage, notamment dans  sa seconde partie. De même Miike ne va non plus au bout de certaines thématiques qu’il effleure ce qui lui aurait permit de s’éloigner de son script.  Sur le côté musical, outre les intermèdes de Meisa Kuroki qui sont, chose surprenante, beaucoup plus écoutables que son album, on retrouve  le groupe de rock nippon The Street Beats, qui signe le musique d’ouverture du film (bien qu’arrivant tardivement) lors d’une scène de concert où Miike  marie admirablement l’aspect sonore et visuel, et celle du générique de fin.

Avec Crows Zero Miike remplie son contrat en nous offrant une adaptation réussite et  une préquelle cohérente à l’univers du mangaka Mataichiro Yamamoto. Malgré ses quelques défauts Crows Zero est une vraie bonne surprise, grâce à l'univers, les scènes de baston enragés, ses changements de rythme et les expérimentations que Miike arrive à poser. Tout ceci laisse entrevoir de bonnes choses pour Crows II si ce dernier arrive à apporter quelque chose de nouveau sans se contenter de n'être qu'une surenchère du premier volet.

Disponible en DVD chez Wild Side Vidéo

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5oct/090

[Review] CJ7

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Acteur immensément populaire en Chine, Stephen Chow, le 'roi de la Comédie' est principalement connu chez nous par le grand public pour Shaolin Soccer et Kung-Fu Hustle (Crazy Kung-fu). Et depuis From Beijing With Love et Love on Delivery, marquant son passage derrière la caméra en 1994, l'acteur, réalisateur, scénariste et producteur Chow a encore creusé un peu plus son trou dans le cinéma chinois et international. Dès le voile levé sur les premières images de CJ7 on pouvait voir que le dernier bébé de Sing Jai lorgnerait du côté de la comédie familiale. Chow pose ici son histoire dans la Chine moderne et capitaliste d’aujourd’hui. Ti (Stephen Chow), père clochard, tente d'élever son fils Dicky, travaillant comme un forcené et fouillant les décharges afin de lui offrir une vie un minimum décente et payer les frais de l'école privée qu'il lui a fait intégrer pour tenter de lui offrir un futur meilleur. Ti tente aussi, tant bien que mal, d'inculquer à son fils des valeurs semblant être complètement dépassées (ne pas voler ou ne pas mentir), et dont Dicky en essuie les plâtres quotidiennement auprès de ses camarades. Mais le  jour où son père lui dégote CJ7, une sorte de petit boule ressemblant à petit chien de l’espace, tout va changer...

Beaucoup furent déçu, mais le métrage étant programmé pour sortir à l'occasion du nouvel an chinois, CJ7 se place ouvertement comme une comédie familiale et grand public. Le film surprend donc par son côté enfantin et familiale, et, bien que se révélant décevant à la vue de l’énorme attente qu'il l'entourait, le dernier bébé de Chow ne s’en sort pas moins avec les honneurs, ce dernier nous offrant au final un divertissement d'assez bonne facture. Mélangeant passages comiques et moralisateurs, Chow jongle entre les deux genres avec plus ou moins de réussite mais retombe toujours sur ses pieds pour maintenir le navire à flot, et bien que l’on tombe souvent dans une facilité prévisible, il n’empêche que Chow arrive toujours à nous surprendre comme lors du combat digne de Kung-Fu Hustle entre la grosse brute au Q.I. d’huitre et son pendant féminin de deux mètres, ou bien encore la séquence où Dicky s’en va pour la première fois à l’école avec CJ7. Mais derrière sa façade simpliste Chow aborde de vrais problèmes face auxquelles la société chinoise doit faire face, comme le fossé qui se creuse toujours un peu plus, entre une partie de la population qui profite des effets de l’essor de l’Empire du milieu et d’une autre toujours plus pauvre et exclue de ce nouveau paradis. Chow nous le présente dès le début du film, avec la comparaison entre les fils de riches qui ont troqué leurs cahiers contre des ordinateurs portables et un Dicky aux chaussures raccommodées et donc le rêve est de tout simplement devenir bon et respectable même s'il doit continuer à évoluer pour cela dans son milieu actuel, en suivant les enseignements de son père, ce qui provoquera les rires sadiques et méchants de ses camarades, qui eux rêves de devenir superstars ou entrepreneurs aux comptes en banques bien remplis. Chow nous offre un ici une piste d’exploration sur le rapport du pouvoir et de l'intégrité, malheureusement trop peu développée pour qu’elle est un réel impact sur le métrage, ceci dû, en partie, au fait que le film ne soit pas cantonné à une seule sortie dans les salles de Hong-Kong, mais soit projeté dans toute la Chine continentale, ce qui empêche toute critique trop virulente. Thème récurent chez l’acteur/réalisateur, et CJ7 n’y échappe pas, Chow aime mettre en scène des pauvres se retrouvant embarqués dans de folles aventures, et arrivant toujours à transcender le misérabilisme ambiant dans lequel ils évoluent pour laisser à ses personnages tous leurs côtés humains. De même qu’avec cette orientation familiale, Chow aborde le thème de la relation père/fils, entre un père moralisateur et un fils refusant ses valeurs pour finalement mieux y revenir et les accepter par la suite. Malheureusement cette relation s’enferme trop dans une morale en guimauve et bien-pensante qui finit par peser sur l'intrigue du métrage.

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Stephen Chow en retrait, et ce qui est, de façon surprenante, loin de poser problème, c’est la jeune Xu Jiao, remarquable en Dicky, et surtout CJ7 qui tiennent le haut de l’affiche. Tout d’abord la jeune Xu Jiao, tout juste âgée de onze ans, nous offre un jeu remarquable en tout point, faisant preuve d’une surprenante assurance et rentrant parfaitement dans son rôle de garçon en nous proposant une impressionnante gamme de ton et de situation desquelles elle se sort admirablement bien. CJ7, mixe improbable entre un buble-gomme et un chien, est la véritable star du film. N’apparaissant qu’à la fin du premier tiers de celui-ci, il en devient le personnage central jusqu’à un final, bien que téléphoné, où il prend une dimension de sauveur. Loin d'être une simple babiole, CJ7 permet à Chow de mettre en lumière un certains nombres problèmes de notre société. Grâce à son nouveau 'jouet' Dicky trouve enfin un moyen de se faire accepter par ses camarades riches, car il devient alors le possesseur d'un objet que les autres n'ont pas, lui permettant ainsi de s'élever quasiment à leur niveau, permettant à Chow de lancer un pique, qui aurait certes mérité à gagner en profondeur, vers notre société matérialiste. On y voit aussi clairement les ressemblances avec le E.T. de Spielberg, notamment lors de la scène où CJ7 redonne une seconde beauté à une pomme complètement défraîchie, parallèle à la scène où E.T. fait de même avec une fleur fanée. Mais malheureusement Chow ne reste que dans l'ombre de son modèle. Il ne faut pas occulter non plus que cette petite boule et son côté chouppi va permette d'écouler par palettes entières peluches et autres babioles à son effigie. Comme d'habitude bons nombres de personnages sont caricaturés à l'extrême, tandis que d'autres sont justes grandioses tel le caïd de l'école, fils d'un très riche homme d'affaires, et qui dirige ses camarades comme une petite entreprise. D'ailleurs ce sont les enfants, très bons au demeurant, qui sont sur le devant de la scène.

Il est clair que ce nouveau Chow déçoit par bien des aspects et peut paraître frustrant par l'attente que ce nouveau projet a suscité. Bien que se situant dans le bas du panier des réalisations de Chow en trainant de nombreux petits défauts et une fin trop convenue, CJ7 n'en reste pas moins une comédie sympatique, entre-coupé de purs moments de cinéma made in Chow.

Première Publication : 23 septembre 2008

14août/090

[Sortie France] Memory Of Love

affiche_memory_of_loveLes sorties de métrages asiatiques n'étant pas légions sur les écrans français, voici donc un petit zoom sur le prochain film chinois à avoir cet honneur. Réalisé par l'écrivain-réalisateur Wang Chao, qui a déjà mis en bobine L' Orphelin d'Anyang, Jour et nuit, primé en 2004 au Festival des Trois Continents, et Voiture de luxe, lauréat du Prix Un Certain Regard au Festival de Cannes 2006, Memory Of Love nous emmène cette fois ci du côté de la ville de Hongzhu, pour nous plonger dans un mélodrame, où une jeune femme, He Sizhu, et son amant, Chen Mo, ont un accident de voiture. Quand elle se réveille à l'hôpital où Li Xun, son mari, travaille comme chirurgien, He Sizhu a tout oublié des trois dernières années. Son amant est devenu un inconnu pour elle. Conscient de sa trahison, son mari choisit de la laisser vivre dans ce passé où ils étaient passionnément amoureux. Petit à petit, le fossé entre le temps et la perception de la réalité se referme. Le destin, inévitable, reprend le dessus. Afin de ne pas perdre sa femme, Li Xun doit dépasser la peine causée par sa trahison et trouver, dans son amour pour elle, la force de tout recommencer. Mais l'amant de He Sizhu veut également la récupérer... Du côté du casting on retrouve entre autre Naiwen Li (Héros de guerre) et Yan Bingyan (Portrait de femmes chinoises). Le film distribué par BAC FILMS sera visible dans les salles (sans doute dans un parc très réduit) à partir du 19 aout.

Pour les intéressé(e)s vous pouvez retrouver un interview du réalisateur par ici et même tenter de gagner votre place pour le film sur critikat ou Lyricis. De même une review du film est disponible sur dvdrama.

Image de prévisualisation YouTube
11mar/090

11ème Festival du film asiatique de Deauville

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Le 11ème festival du film asiatique de Deauville commence aujourd’hui et se déroulera jusqu’au 15 mars.

Cette année la Corée du Sud sera à l’honneur avec la possibilité de voir ou revoir des films de cinéastes sud-coréens emblématiques. Ce Festival célèbrera également son jumelage avec le Festival International du Film de Pusan, créé en 1996 et qui se déroule au mois d’octobre dans la seconde ville de la Corée du Sud.

Un hommage sera rendu au réalisateur et scénariste sud-coréen Lee Chang-dong avec la présentation de ses quatre films, et une leçon de cinéma donnée par le réalisateur lui-même le samedi 14 mars.

Le Festival portera également son regard sur le travail du réalisateur sud-coréen Lee Yoon-ki, avec la programmation de ses quatre films.

Les nombreux films proposés durant le Festival seront comme à l’accoutumée présentés dans différentes catégories, la Compétition Longs Métrages, la Compétition Action Asia et le Panorama. Le jury Longs Métrages, qui décernera le Lotus du Meilleur Film et le Lotus du Jury, sera présidé par l’auteur et réalisateur franco-belge Eric-Emmanuel Schmitt. Le Jury Action Asia, attribuant le Lotus Action Asia, sera lui présidé par le réalisateur, scénariste et producteur Xavier Gens.

Vous pouvez retrouver plus d’informations sur le Festival et l’ensemble des films projetés dans la suite de cet article.

HOMMAGE à LEE CHANG-DONG

Né le 1er avril 1954 à Daegu en Corée du Sud, Lee Chang-dong obtient un diplôme de littérature coréenne à l’université Kyungbuk de Daegu en 1980. La Corée du Sud subit à cette époque une dictature militaire et Lee Chang-dong prend part aux manifestations étudiantes contre le régime. Il se consacre parallèlement à l’écriture et à la mise en scène de pièces de théâtre et, après avoir enseigné brièvement le coréen au lycée, écrit son premier roman, Chonri (1983), qui évoque les émeutes sanglantes de 1980 à Kwangju. Lee Chang-dong se place dans un registre polémique qu’il conservera dans toutes ses oeuvres futures et devient l’un des auteurs les plus reconnus dans son pays avec Burning Papers (1987) et Nokcheon (1992).
Son entrée dans le milieu du cinéma se fait par l’entremise de Park Kwang-su, considéré comme le leader du Nouveau Cinéma coréen, qui lui propose l’écriture de deux scénarios : « To the Starry Island » (1993) et « A Single Park » (1995). Lee Chang-dong décide de passer derrière la caméra en 1997 avec « Green Fish », dont il est également le scénariste. Cette critique de la société sud-coréenne, qui raconte l’ascension d’un jeune homme dans l’univers du crime, est un succès et son film est présenté dans de nombreux festivals internationaux.

Son deuxième long métrage, « Peppermint Candy » (1999), est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs. Le film met une nouvelle fois en exergue les séquelles de la dictature militaire (le massacre de Kwangju, la torture dans les commissariats, la crise économique de 1997…). Son troisième film, « Oasis », l’histoire d’amour atypique entre un jeune homme attardé souffre-douleur et une handicapée physique, le consacre définitivement avec près d’un million et demi d’entrées en Corée du Sud et trois prix obtenus lors du festival de Venise en 2002, dont le Prix de la mise en scène.

Début 2003, Lee Chang-dong est nommé ministre de la Culture de la Corée du Sud au gouvernement du président Roh Moo-hyun et doit faire face à l’imposition de quotas sur les productions américaines, permettant ainsi un développement des productions locales. Il quitte son poste l’année suivante, éreinté par cette expérience dans un monde qui lui est étranger. En octobre 2006 Lee Chang-dong est fait Chevalier de la Légion d’honneur pour « sa contribution au maintien des quotas afin de promouvoir la diversité culturelle en tant que ministre de la Culture ».
En 2007, il présente son dernier film, « Secret Sunshine », en compétition officielle au Festival de Cannes. Jeon Do-yeon, la comédienne principale de ce mélodrame, obtient le prix d’interprétation féminine.

LEE Chang-dong donnera une leçon de cinéma le samedi 14 mars à 12h15 au cinéma du Casino, animée par Jean-François Rauger, directeur de la programmation de la Cinémathèque française.

A l’occasion de cet hommage, les 4 films de Lee Chang-dong seront projetés:

GREEN FISH (1997)
De LEE Chang-dong
Avec HAN Seok-kyu, YU Yeon-su, HAN Seon-kyu, OH Jee-hye

Après avoir servi dans l’armée sud-coréenne, Bae Taekon revient chez les siens. Il retrouve une famille divisée et un quartier transformé par le progrès économique. Ne trouvant pas de travail régulier, il se fait embaucher comme garde du corps par un caïd de Séoul.

PEPPERMINT CANDY (1999)
De LEE Chang-dong
Avec SOL Kyung-gu, MOON So-ri, KIM Yeo-jin

Un homme qui semble instable psychologiquement se suicide. A travers une série de flashbacks sur sa vie, le spectateur va découvrir une existence tourmentée. Derrière ce fait divers, se cache la politique, et derrière la politique, une histoire d’amour malheureuse.

OASIS (2002)
De LEE Chang-dong
Avec SOL Loung-gu, MOON So-ri

A peine sorti de prison, un délinquant simple d’esprit multiplie les incartades. Il fait aussi la connaissance d’une jeune femme handicapée physique laissée seule par son frère. Une histoire d’amour peu conforme va alors se nouer entre les deux jeunes gens.

SECRET SUNSHINE (2007)         Panorama
De LEE Chang-dong
Avec JEON Do-yeon, SONG Kang-ho

A la suite du décès de son mari, Shin-ae vient s’installer dans la ville de Milyang avec leur petit garçon. Partagée entre ses cours de piano, ses nouvelles voisines et le patron d’un garage qui semble avoir des sentiments pour elle, cette jeune femme douce et discrète commence une nouvelle existence… jusqu’au jour où la tragédie frappe à nouveau. Anéantie, Shin-ae va pourtant essayer de redonner un sens à sa vie.

REGARDS SUR LE TRAVAIL de LEE YOON-KI

Né le 1er juillet 1965 à Daejon en Corée du Sud, Lee Yoon-ki suit des études commerciales à l’université de Southern California (USC) aux Etats-Unis. De retour dans son pays natal, il entame une carrière de producteur et réalise plusieurs courts métrages. Son premier long métrage, « This Charming Girl », dont il a également écrit le scénario, remporte le Prix de la Révélation au festival de Pusan en 2004. Ce portrait intimiste d’une jeune fille solitaire est ensuite sélectionné dans de nombreux autres festivals internationaux, dont le festival de Deauville où il obtient le Prix du Jury. Son second film, « Love Talk », entièrement tourné aux Etats-Unis, raconte les difficultés d’adaptation rencontrées à Los Angeles par des expatriés d’origine sud-coréenne. Son troisième long métrage, « Ad Lib Night », un drame au style épuré sur la douleur intérieure, est présenté dans le cadre du Forum du festival de Berlin en 2006 et remporte le Prix de la Critique au Festival du Film Asiatique de Deauville. « My Dear Enemy » est son quatrième long métrage.

Les 4 films de Lee Yoon-ki seront projetés :

THIS CHARMING GIRL (2004)
De LEE Yoon-ki
Avec KIM Ji-soo, HWANG Jung-min, KIM Hye-ok, LEE Dae-yeon, LEE Geum-ju

Jeong-hae mène une vie paisible et monotone à Séoul. Suite à un événement anodin, certains souvenirs de son passé font resurgir des traumatismes jusqu’alors enfuis au plus profond d’elle-même…

LOVE TALK (2005)
De LEE Yoon-ki
Avec BAE Jong-ok, CHOI Ban-ya, PARK Jin-hee, PARK Hee-sun

Un groupe d’expatriés sud-coréens vivant dans les environs de Los Angeles éprouve des difficultés à s’adapter à leur vie américaine.

AD LIB NIGHT (2006)
De LEE Yoon-ki
Avec HAN Hyo-joo, KIM Young-min, CHOI III-hwa, KIM Joong-ki, LEE Hyun-jeong

Trois hommes persuadent une jeune fille de Séoul de les accompagner à la campagne où elle doit se faire passer pour la fille d’un homme qui va bientôt mourir et dont la dernière volonté est de revoir sa fille, partie des années auparavant.

MY DEAR ENEMY (2008)            Panorama
De LEE Yoon-ki
Avec JEON Do-youn, HA Jung-woo

Sans travail, trentenaire et célibataire, Hee-so est une jeune femme malheureuse. Un jour, elle part à la recherche de son ancien petit ami, Byoung-woon. Ce n’est pas l’amour qui va les réunir à nouveau, mais une somme d’argent que Byoung-woon lui a emprunté un an plus tôt. Egalement sans ressources, ce dernier est toujours ravi de rencontrer des filles prêtes à lui donner de l’argent.

LA COMPÉTITION LONGS MÉTRAGES

ALL AROUND US (Japon)
De HASHIGUCHI Ryosuke
Avec Lily FRANKY, KIMURA Tae, BAISYO Mitsuko, TERAJIMA Susumu, ANDO Tamae, YASHIMA
Norito
Kanao est un dessinateur qui fait des croquis d’audiences au tribunal. Il observe en silence les crimes et scandales les plus médiatisés des années 90 et le déclin des valeurs japonaises. Chez lui, heureux en mariage, il suit calmement la première grossesse de sa femme. Quand leur enfant meurt, le couple est bouleversé par cette tragédie mais Kanao fait son possible pour soutenir son épouse qui sombre dans la dépression.

BREATHLESS (Corée du Sud)
De YANG Ik-june (1er film)
Avec YANG Ik-june, KIM Kkobbi, LEE Hwan

Sang-hoon, dont la mère et la soeur meurent devant ses yeux lorsqu’il était encore enfant, a grandi avec la rage au ventre et une haine farouche envers son père, jugé responsable du drame. Un jour, Sang-hoon fait la connaissance de Yeon-hee, une jeune adolescente. Au fur et à mesure de leurs rencontres, ils vont se retrouver eux-mêmes…

CHANT DES MERS DU SUD (Song from the Southern Seas) (Kirghizstan)
De Marat SARULU
Avec Vladimir YAVORSKY, Dzaidarbek KUNGUZHINOV, Irina AGEJKINA, Ajzhan AJTENOVA

Ivan est russe, son voisin Assan est kazakh. Ils vivent en voisins dans un petit village kazakh. Quand la femme d’Ivan donne naissance à un enfant brun et quelque peu bridé, Ivan suspecte sa femme de l’avoir trompé avec Assan…

CLAUSTROPHOBIA (Hong Kong)
De Ivy HO (1er film)
Avec Karena LAM, Ekin CHENG, Felix LOK, Derek TSANG, Chucky WOO, Eric TSANG, Andy HUI

Pearl, la vingtaine, travaille au sein du département marketing d’une entreprise. Elle se sent de plus en plus attirée par son supérieur, Tom, marié et père de famille. Elle est à son service depuis quelques temps déjà. Tom est un patron agréable, aimable et tolérant autant que faire se peut. Mais personne ne sait vraiment qui se cache derrière ce visage avenant.

L’ENFANT DE KABOUL (Kabuli Kid) (Afghanistan)
De Barmak AKRAM (1er film)
Avec Hadji GUL, Valery SHATZ, Amélie GLENN, Mohammad CHAFI SAHEL, Helena ALAM

Kaboul. Afghanistan. Khaled, un chauffeur de taxi, découvre dans son véhicule un bébé abandonné par une femme voilée. Comment la retrouver ? Comment se débarrasser de cet encombrant colis ? Et s’il gardait le petit garçon, lui qui n’a que des filles ?

FIRAAQ (Inde)                                  FILM D’OUVERTURE
De Nanditas DAS
1er film
Avec Naseeruddin SHAH, Shahana GOSWAMI, Sanjay SURI, Tisca CHOPRA, Deepti NAVAL, Paresh RAWAL, NOWAZ, Mohammad SAMAD

A la suite d’émeutes survenues entre les communautés hindoues et musulmanes, une femme au foyer hindoue trouve le salut de son âme en engageant un jeune orphelin musulman. Pendant ce temps, alors qu’un musicien musulman de renom refuse de comprendre le monde qui l’entoure, une femme qui s’était cachée avec son mari pendant les violences revient chez elle et découvre une maison ravagée…

ISLAND ETUDE (Taïwan)
De En CHEN (1er film)
Avec CHIANG Ming-hsiang, SAYA, YANG Li-yin, WU Nien-chen, Darren CHIANG

Avant de terminer ses études universitaires, un jeune homme malentendant décide de longer les côtes taïwanaises à vélo, sa guitare en bandoulière, afin de faire le tour de l’île en sept jours…

MEMBERS OF THE FUNERAL (Corée du Sud)
De BAEK Seung-bin (1er film)
Avec LEE Ju-seung, KIM Byul, YOO Ha-bok, PARK Myung-sin, KIM Won-sik

Une famille, composée d’un père, d’une mère et de leur fille, se retrouve aux obsèques d’un jeune garçon. Ils ignorent la nature de la relation que chacun d’entre eux entretenait avec le défunt. Ils sont aussi les personnages principaux d’un livre écrit par le défunt avant de mourir.

NAKED OF DEFENSES (Japon)
De ICHII Masahide
Avec MORIYA Ayako, KONNO Sanae, NISHIMOTO Ryuki, NAKAMURA Kuniaki, KAKINUMA Naoko, KUMANOMIDO Aya, ASAMA Yuki, ICHII Hayate

Chinatsu, enceinte de plusieurs mois, est engagée dans une usine située dans un village à la campagne. Elle y fait la connaissance de Ritsuko, une employée de longue date, qui l’aide à s’adapter à son nouvel environnement. Au contact de Chinatsu, Ritsuko se souvient d’un événement douloureux de sa vie passée et réalise peu à peu qu’elle mène une vie malheureuse.

THE SHAFT (Chine)
De ZHANG Chi
Avec LUO Deyuan, LI Chen, ZHENG Luoqian, HUANG Xuan, GUAN Siting, GONG Qiya

Trois histoires racontent la vie d’une famille de mineurs dans les montagnes de la Chine Occidentale. La fille veut démarrer une nouvelle vie mais doit choisir entre l’amour ou la réalisation de ses rêves. Son frère veut devenir chanteur plutôt que mineur. Enfin, le père, tout juste retraité, essaie de retrouver sa femme disparue.

TRIVIAL MATTERS (Hong Kong)
De PANG Ho-cheung
Avec Jan LAMB, CHAN Fai-Hung, Krustal TIN, Edison CHEN, Stephanie CHENG, Eason CHAN, Isabel CHAN, Kenny KWAN, Angela BABY, Patrick TAM, Stephy TANG, Gillian CHUNG, Juno MAK, Chapman TO, ZHANG Zheng, FENG Xiaogang, Peter KAM, Shawn YUE, Conroy CHAN

Sept histoires courtes sur le libre arbitre qui sont en fait le reflet de la comédie humaine agencée par Dieu pour s’amuser. Certaines histoires se terminent sur des malentendus, d’autres commencent par des malentendus…

LA COMPÉTITION ACTION ASIA

FIREBALL (Thaïlande)
De Thanakorn PONGSUWAN
Avec Preeti BARAMEEANANT, 9 Million Sam, Khanutra CHUCHUAYSUWAN, Phutharit PROMBUNDARN, Arucha TOSAWAT, Kumpanat OUNGSOONGNERN, Anuwat SAEJAO, Kannut SAMERJAI

Tai sort de prison et découvre que son frère jumeau est dans un coma profond depuis un an. Ce dernier avait été laissé pour mort lors de sa participation à un tournoi de Fireball, un jeu violent dérivé du basketball qui est organisé clandestinement par des bandes de criminels. Tai accepte d’intégrer l’équipe de Den afin de retrouver l’homme qui a brutalement blessé son frère.

THE CHASER (Corée du Sud)
De NA Hong-jin (1er film)
Avec HA Jung-woo, KIM Yoon-suk, SEO Young-hee

Joong-ho, un ancien policier devenu proxénète, reprend du service lorsqu’il se rend compte que ses filles disparaissent les unes après les autres. Il réalise rapidement qu’elles avaient toutes rencontré le même client, identifié par les derniers chiffres de son numéro de portable. Joong-ho se lance alors dans une chasse à l’homme, persuadé qu’il peut encore sauver Mi-jin, la dernière victime du tueur…

THE DIVINE WEAPON (Corée du Sud)    PREMIERE INTERNATIONALE
De KIM Yoo-jin
Avec JUNG Jae-young, AHN Sung-ki, HAN Eun-jung, HUH Joon-ho

Pendant le règne du roi Sejong, la dynastie coréenne Joseon était l’incarnation parfaite de l’Etat. Pour la dynastie chinoise Ming, prétendant au pouvoir impérial, Joseon représentait un obstacle à son expansion territoriale. Afin de défendre son royaume, le roi Sejong développa secrètement une arme d’une puissance inégalée…

THE MOSS (Hong Kong)
De Derek KWOK
Avec Shawn YUE, Bonnie XIAN, Louis FAN, Liu Ka CHI, Susan SHAW, Gill Mohinderpaul SINGH, Jan LAU, Matt CHOW

La mousse est une plante qui n’a pas besoin d’attention particulière. Elle s’épanouit dans le noir et l’humidité et peut survivre avec juste un peu d’eau et de soleil. Les policiers corrompus, les prostitués sans papiers, les assassins, les membres des triades sont comme cette plante. Leurs histoires commencent ou bien s’achèvent à Shamshuipo, une ville gangrénée par le crime depuis toujours.

THE SNIPER (Hong Kong)   PREMIERE MONDIALE
De Dante LAM
Avec Richie JEN, Huang XIAOMING, Edison CHEN, Wilfred LAU

Hartman a la réputation d’être le meilleur tireur d’élite de la police. Lincoln, son ancien coéquipier et tireur émérite, vient de sortir de prison après avoir purgé une peine pour avoir tué accidentellement un otage. Pensant que Hartman et la police sont les vrais responsables, il a juré de se venger…

LE PANORAMA

24 CITY (Chine)
De JIA Zhang-ke
Avec Joan CHEN, LU Liping, ZHAO Tao, CHEN Jianbin

Chengdu, aujourd’hui. L’usine 420 et sa cité ouvrière modèle disparaissent pour laisser place à un complexe d’appartements de luxe : « 24 City ». Trois générations, huit personnages : anciens ouvriers, nouveaux riches chinois, entre nostalgie du socialisme passé pour les anciens et désir de réussite pour les jeunes, leur histoire est l’Histoire de la Chine.

A FROZEN FLOWER (Corée du Sud)   PREMIERE INTERNATIONALE
De YOO Ha
Avec ZO In-sung, JOO Jin-mo, SONG Ji-hyo

Treizième siècle. Devant la montée de l’influence politique de la dynastie Yuan sur la dynastie Goryeo, le roi de Goryeo décide de créer une garde rapprochée d’élite. Il tombe sous le charme de Hong Lim, le commandant en chef de cette unité. Un jour, le roi lui ordonne de coucher en secret avec la reine, plutôt qu’avec lui, afin de lui donner un fils qui sera son successeur et renforcera ainsi l’indépendance de Goryeo.

ALL ABOUT WOMEN (Hong Kong)  FILM DE CLOTURE/PREMIERE INTERNATIONALE
De Tsui HARK
Avec ZHOU Xun, KWAI Lun-mei, Kitty ZHANG Yuqi

Arrive enfin le jour où trois jeunes femmes très différentes rencontrent l’homme idéal. Tanglu, habituée à avoir tous les hommes à ses pieds, tombe éperdument amoureuse d’un universitaire qui la rejette… Fanfan séduit les hommes grâce à une technique endoscopique très élaborée. Bien qu’ils couchent avec elle, voudront-ils l’épouser un jour ? Enfin, pour Tieling, l’homme parfait reste un rêve éveillé jusqu’au jour où il apparait en chair et en os…

BEASTIE BOYS (Corée du Sud)   PREMIERE MONDIALE
De YOON Jong-bin
Avec HA Jung-woo, YOON Kye-sang, YOON Jin-seo

Deux jeunes hommes, Seung-woo et Jae-hyun, travaillent comme escort boys dans un club privé de Séoul réservé aux femmes. Dans cette ville moderne en pleine mutation, ces deux jeunes gens essayent de vivre comme tous ces gens insouciants et fortunés qu’ils côtoient, amassant un maximum d’argent sans se soucier de leur vie intime qui part à la dérive.

DEPARTURES (Japon)   OSCAR DU MEILLEUR FILM ETRANGER
De TAKITA Yojiro
Avec MOTOKI Masahiro, YAMAZAKI Tsutomu, HIROSUE Ryoko, YO Kimiko, SASANO Takashi, YOSHIYUKI Kazuko

Daigo, un violoncelliste, retourne dans son village natal afin de chercher un nouvel emploi après la dissolution de son orchestre. Il est engagé dans une entreprise de pompes funèbres mais n’arrive pas à l’avouer à sa femme car il a honte. Ce travail, que personne ne veut faire et que Daigo lui-même n’aurait jamais pensé faire, va transformer aussi bien les morts que leurs proches encore en vie…

GOSHU LE VIOLONCELLISTE (Japon)
De Isao TAKAHATA (Film d’animation-Séance Enfants)

Goshu est un apprenti musicien qui souhaite pouvoir un jour égaler son maître : Ludwig van Beethoven. Souvent blâmé par le chef de son orchestre, il décide de répéter sérieusement en vue d’un important concert. Un groupe de petits animaux composé d’un chat, d’un coucou, d’un blaireau et d’une souris va lui inculquer des vertus telles que la patience et la rigueur…

JAY (Philippines)
De Francis Xavier Pasion 1er film
Avec Baron GEISLER, Coco MARTIN, Flor SALANGA, Angelica RIVERA, Carlo MENDOZA, JC SANTOS

Jay, un instituteur homosexuel, est brutalement assassiné. Avant même que sa famille n’apprenne la nouvelle, un producteur de télévision, qui s’appelle également Jay, se rend dans la maison du défunt avec son équipe de cameramen afin d’être le premier à recueillir le témoignage des proches. Le producteur persuade la famille de le laisser filmer la veillée funèbre et l’enterrement pour les besoins d’une émission de télé-réalité.

YAMAGATA SCREAM (Japon)
De TAKENAKA Naoto
Avec TAKENAKA Naoto, NARUMI Riko, SAWAMURA Iki

Un homme d’affaires et des lycéennes en voyage de classe réveillent accidentellement les guerriers samouraïs de Yamagata. Ces derniers, transformés en zombies, retournent dans le village d’Oshakabe pour se venger des descendants des habitants et mettre ainsi fin à leur malédiction.

LE JURY LONGS MÉTRAGES

- Eric-Emmanuel Schmitt (Auteur et réalisateur) : Président du Jury
- Véronique Cayla (Directrice Générale du Centre National de la Cinématographie)
- Bruno Dumont (Réalisateur et scénariste)
- Vincent Elbaz (Comédien)
- Marie Gillain (Comédienne)
- Didier Long (Metteur en scène)
- Ludivine Sagnier (Comédienne)

LE JURY ACTION ASIA

- Xavier Gens (Réalisateur, scénariste et producteur) : Président du Jury
- Astrid Berges-Frisbey (Comédienne)
- Fred Cavayé (Réalisateur et scénariste)
- Anais Demoustier (Comédienne)
- Adrien Jolivet (Comédien)
- Marie-Amelie Seigner (Auteur-interprète et comédienne)

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Panorama du cinéma de Hong-Kong à Toulouse

http://cinema.maville.com/photos/3401_3600/003428_px_300_.jpg

Bruce Lee, Maggie Cheung, Wong Kar-Wai, John Woo… que l’on soit larmes aux yeux ou l’arme au poing, on s’est tous à un moment donné pris le cinéma hong-kongais dans la figure et le coeur. Il a débarqué sur nos écrans dans les années 70 avec l’explosion du film de kung-fu et l’on se régalait de ces films introduits par le sceau de la Show Brother. Puis il s’est immiscé dans nos magnétoscopes à coups de HK vidéos en même temps qu’une nouvelle vague écumait les festivals. Pour le cinéma occidental ce fut une révolution et aujourd’hui son influence incontestable essaime toute cinématographie majeure de Tarantino à Assayas. Son pouvoir : le style.

La Cinémathèque de Toulouse nous offre un tour d’horizon de ce cinéma fascinant à travers trois genres majeurs : le film de sabre et plus largement le film historique, le mélodrame et le polar.

Une belle occasion de retrouver les grandes oeuvres de Wong Kar-Wai, John Woo, Tsui Hark, Johnnie To, Stanley Kawan, Fruit Chan et bien d’autres.

À la Cinémathèque de Toulouse à partir du 27 janvier et durant tout le mois de février.

Il était une fois en Chine I de Tsui Hark (sous réserve)
Mardi 27 janvier à 21h
Samedi 31 janvier à 19h

Il était une fois en Chine II de Tsui Hark (sous réserve)
Mercredi 28 janvier à 21h
Samedi 31 janvier à 21h

The Killer de John Woo
Vendredi 30 janvier à 21h

L’Hirondelle d’or de King Hu
Dimanche 1er février à 17h30
Mardi 3 février à 19h

Center Stage de Stanley Kwan
Mercredi 4 février à 16h30

P.T.U. de Johnnie To
Mercredi 4 février
à 21h
Samedi 7 février à 17h

Rencontre “Le Métier de cinéma” avec Isabelle Frilley, Titra Films : autour du sous-titrage, extraits de dialogues en cantonais.
Jeudi 5 février à 19 h 30 Entrée libre
Made in Hong Kong, de Fruit Chan, 1997, présenté par Isabelle Friley
Jeudi 5 février à 21 h

Chunking Express de Wong Kar-Wai
Vendredi 6 février à 21h
Dimanche 8 février à 17h30

La Rage du tigre de Chang Cheh,
Samedi 7 février à 21h

La Cinémathèque de Toulouse
69, rue du Taur à Toulouse
Tarif : 5 euros / 4 euros